Les courses responsables Recycler c'est bien, ne rien avoir à recycler c'est mieux
www.sacavrac.fr
5.0www.sacavrac.fr5

ACTUALITES ENVIRONNEMENTALES

Les sacs plastiques sont une source de pollution considérable, tant dans leur fabrication que dans leur recyclage : leur fabrication utilise des produits pétroliers, de l'eau, de l'énergie, et participe aux émissions des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Par ailleurs, le recyclage des sacs plastiques consommerait beaucoup plus de ressources qu’il ne permettrait d’en produire. Enfin, 80 % des sacs plastiques ne sont ni triés ni recyclés.

Et c’est là que les ennuis commencent vraiment : ils se dispersent dans la nature et, comme il faut entre 100 et 400 années pour qu'ils puissent se dégrader, le rythme de leur production va donc beaucoup plus vite que leur dégradation. A force de rejeter à la mer nos déchets plastiques, ils s’accumulent et il en flotterait actuellement entre 7 000 et 35 000 tonnes dans nos océans et on estime à 122 millions le nombre de sacs plastiques répartis sur le littoral français. Une fois dispersés, ils participent à la destruction de la biodiversité. Ils seraient responsables de la mort de milliers d'animaux marins chaque année en étouffent et étranglant de nombreuses espèces marines, comme les tortues, les dauphins ou les thons, qui les confondent avec des proies.

La mer intoxiquée, c’est l’homme qui trinque

Cette montagne de déchets répartie dans les mers, va s’émietter en une multitude de fragments de moins de 5 millimètres de diamètre, qui sont ingérés par le plancton, puis par toute la chaîne alimentaire. Et qui est en fin de chaine alimentaire ? Nous !!

Si les moules-frites sont de saison en septembre, particulièrement chez nous en ces temps de braderie de Lille, on se doute moins que le plastique s’est invité au menu : les moules contiennent de nombreuses microparticules de plastique.

En effet, des chercheurs belges de l’université de Gand ont analysé des huitres et moules d’élevage et  ont découvert que leur chair recelait  beaucoup de microparticules de plastique : une moyenne de 300 microparticules de plastique par portion de 300 grammes de chair de moules. Ils ont fait un petit calcul : un consommateur qui avalerait 72 grammes de moules par jour ingérerait, sans le savoir, 11 000 microparticules de plastique par an !

« Les moules sont des organismes filtrant l’eau de mer, de 20 à 25 litre d’eau de mer par jour« , explique ainsi Colin Janssen, toxicologue à l’université de Gand « Dans l’eau se trouvent de très petites particules de plastique de moins d’un millimètre de long. Ces microparticules sont filtrées et ingérées par les moules. Elles se retrouvent à l’intérieur des coquilles, mais aussi dans  la chair même des moules ».

C’est ainsi que le consommateur ingère ensuite ces microplastiques en mangeant les mollusques, avec des conséquences encore difficiles à déterminer. En effet, ces micro-déchets contiennent des produits chimiques : bisphénol A, retardateurs de flamme bromés, phtalates ou encore PBDE, une famille de 209 substances utilisées, entre autres, pour ignifuger les plastiques, toutes soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens, et cancérigènes pour certaines.

Les océans et quoi encore ? La bière et le miel !

Les micro-plastiques ne se content pas d’envahir les océans et les organismes marins, on en retrouve partout. Après la bière allemande où on en a trouvé récemment, c’est dans le miel qu’on vient d’en déceler : sur 12 pots de miel testés par 60 Millions de consommateurs (septembre 2014), tous, sans exception, contiennent des microplastiques ! Les miels les plus affectés présentent jusqu’à 265 micro-résidus de plastique par kilo.

Les miels de montagne et les miels bio issus de l’agriculture biologique n’échappent pas à cette pollution. Cependant, les deux références de miel bio analysées figurent parmi les moins contaminées par les micro-plastiques.

Des chercheurs allemands ont détecté des microparticules dans l’eau de pluie, dans l’atmosphère et dans certaines fleurs. Dispersées dans la nature, elles seraient alors collectées par les abeilles en même temps que le pollen, rapportées à la ruche, puis intégrées au miel.

Après les poissons, les huîtres, les moules, voilà le plastique détecté dans le miel et le sucre. La liste ne va-t-elle pas s’allonger ? À force de produire sans réserve des composants chimiques et de les déverser dans la nature, cette contamination inconsidérée est en train de se retourner contre nous.

La supercherie de sacs plastiques dits biodégradables

Les sacs en plastique "biodégradables" n'ont pas tous les vertus environnementales qu'on leur prête. En effet, la version "écologique" du polyéthylène pourrait se révéler beaucoup plus nocive que prévu.

Certains sacs biodégradables, aussi appelés oxo dégradables sont parfois mis à disposition sous couvert de démarche écologique. Toutefois, certains sont composés de produits chimiques qui, sous l'effet de la lumière, se transforment en paillettes de plastique invisibles mais bien présentes, qui, elles, peuvent mettre un siècle à disparaître.

Deux organismes spécialisés, le COBIO (Comité Français pour la Biodégradabilité) et le SERPBIO (Services Etudes Recherches Polymères Biodégradables) mettent en garde contre ces faux sacs :

"...quelles que soient les polyoléfines additivées, quels que soient les additifs (très variables d'un producteur à l'autre et d'une saison à l'autre), aucun n'a pu répondre aux normes existantes, que ce soit la (norme) EN 13432, la (norme) NF U 52001 ou toute autre norme internationale équivalente. Enfin, les microparticules formées ont la faculté de venir se coller sur les racines des plantes cultivées, de s'insérer entre les poils foliaires et à l'intérieur même des stomates. Ces microparticules ne peuvent s'enlever par une pluie, fut-elle violente, ou par un lavage ménager. Elles sont donc susceptibles d'entrer facilement dans la chaîne alimentaire, additifs compris, sans que personne à ce jour ne soit capable d'affirmer ou d'infirmer leur toxicité à échéance. Il ne faudrait pas que l'on soit à la veille d'un problème tel que celui qui a été mis en évidence pour l'amiante."

Le label OK-Compost est la seule garantie que ces sacs soient conformes à la norme Européenne de biodégradabilité et de compostabilité EN 13432.

Et si on utilisait des sacs en papier ?

Pour remplacer en un an tous les sacs en plastique utilisés en Europe par des sacs en papier, il faudrait abattre plus de 2 millions d'arbres supplémentaires. Cela correspond à la destruction de 110 km2 de forêts mais également à la consommation annuelle de 156 milliards de litres d'eau supplémentaires (soit l'équivalent de 60 000 piscines olympiques).

Une étude réalisée en 2005 par le Groupe Carrefour, a comparé l'impact environnemental des sacs en plastique à celui des sachets en papier. La conclusion de cette étude est que, de façon globale, les sacs en plastique sont plus respectueux de l'environnement que les sacs en papier !!! Quel paradoxe !!

Alors que faire à notre niveau ?

Depuis le 1er juillet 2016, les sacs plastiques à usage unique ne sont plus distribués en caisse des magasins. En effet, lei 29 juin 2016, Ségolène Royal a réuni les territoires, associations, distributeurs et industriels concernés par cette mesure visant à limiter leur usage. Objectif : réduire les impacts environnementaux de la production et de la distribution de ces sacs, mais aussi les pollutions dont ils sont responsables.

L’étape suivante est l’interdiction des sacs plastique en dehors des caisses.

A partir du 1er janvier 2017, ils ne pourront plus être distribués en dehors des caisses. Cela concerne les sacs utilisés notamment pour les fruits et légumes, le fromage à la coupe, la viande, le poisson, etc.

A notre niveau, nous pouvons déjà faire le choix de sacs en tissus, garantis contact alimentaire, conformément à la réglementation : action réalisable, concrète et utiles pour faire des courses responsables et citoyennes !

A notre niveau, nous pouvons déjà faire le choix de limiter l’utilisation des plastiques dans notre quotidien. Le choix de sacs en tissus, garantis contact alimentaire bien sûr, est une des actions réalisables, concrètes et utiles pour faire les courses.

QUI SOMMES NOUS ?


DESCRIPTION

La démarche citoyenne et  environnementale

Sacavrac est né à la suite du visionnage d’un reportage exposant les conséquences de l’accumulation des différents plastiques dans notre environnement. Un 8ème continent est même désormais classiquement décrit, polluant nos mers et nos océans.

La protection de notre environnement est certes l’affaire de tous mais ce jour-là ce fut la prise de conscience que c’était donc aussi la mienne ! Bien sûr développer le recyclage de tous ces sacs c’est bien, mais cela ne suffit pas : ne rien avoir à recycler, c’est mieux. Arrêter l’utilisation des sacs plastiques : voilà un petit changement simple des gestes quotidiens à la portée de tous, et qui, cumulé, aide à préserver notre environnement !

Des sacs en tissu, lavables et réutilisables, pour faire les courses en vrac et limiter tous les emballages : voilà l’idée de départ.

Ensuite, tout s’est naturellement enchainé : toute cette démarche devait être responsable, d’un point de vue environnemental, économique et citoyen.

Le choix de la fabrication française et socialement responsable

D’abord trouver des produits français : un coton 100% naturel fabriqué dans l'Ain, un cordon en coton fabriqué dans le nord à Comines pour fermer les sacs et du fil tissé dans le Nord à Wasquehal : voilà tout le matériel nécessaire réuni !

Des filets à provisions 100%  coton fabriqués en Normandie viennent compléter l'offre.

Pour que la démarche soit complètement citoyenne, nous  soutenons l’économie locale en faisant fabriquer nos sacs dans un atelier de type ESAT à Armentières qui n'emploie que des personnes en situation de handicap.

La sélection de matériaux naturels certifiés contact alimentaire

La législation française est claire : tout matériau au contact des aliments doit être certifié compatible. Les tissus, même en matière naturelle, doivent l’être également. En effet, bon nombre de tissus sont traités ou teintés avec des substances toxiques en cas d’ingestion.

Le coton utilisé est naturel et donc écru et … il rétrécit au premier lavage !! C’est normal. Prévoyez une diminution de 8 à 10 % des sacs une fois lavés.

Le fil utilisé est également certifié pour le contact alimentaire.